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IL ETAIT UNE FOIS…

Ne dit-on pas que derrière ses murs, la maison renferme des secrets bien gardés ? Car à l’abri des regards indiscrets, qui ne se laisserait pas tenter ? C’est à cet instant choisi que resurgissent les petites faiblesses auxquelles on a toujours su résister.
Et elles grandissent…

IL ETAIT UNE FOIS un champ à l’échelle d’un jardin florissant. Les lignes se succèdent, mesurées et régulières. Et dans ce paysage pourtant si normé, au loin, une dissonance se fait pressentir...
Grignotée par le temps, la petite bâtisse se meurt aux mains de ses envahisseurs. Au premier signe de négligence, les indésirables progressent : ingénieuses, elles s’accrochent, s’incrustent et se développent. Métaphores des conséquences engendrées par nos vices, plantes conquérantes, champignons marginaux et autres pousses vagabondes ont colonisé les moindres recoins de la maison. Par le processus de dégradation, naît une diversité de micro-paysages, composés de difformités, bizarreries et autres étrangetés.
Et c’est ainsi que le génie biologique commence à opérer sous nos yeux !
Théâtre de tous les mystères, ce décor planté est parsemé de bribes d’histoire : au visiteur de reconstituer la sienne. Révélant un certain regard sur le végétal -- en passant d’une vue embrassée à un regard rapproché -- le jardin donne à lire une toute autre perception de l’environnement et du temps. Il nous livre au plaisir de l’abandon et à ses multiples, imprévisibles conséquences. Il nous met face à la ruine et à sa renaissance, dans un jeu de traces effacées, et de feuillages réparateurs.