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Transformation Aéroport Tempelhof à Berlin

Tempelhof est beaucoup plus qu’un aéroport. Il s’agit avant tout d’un territoire : territoire physique et mental, territoire d’histoire et d’avenir, territoire de l’utopie et du désir.
Notre proposition prend la mesure d’un territoire qui serait parsemé de villages. Pour respecter cette dimension territoriale, et les différentes appropriations qui lui sont propres, nous avons cherché à en proposer une exploration. Exploration horizontale et verticale, naturellement humble et attentive, mais également naturellement subjective et intéressée.
Ces villages s’adresseraient à différents usagers, proposeraient différents programmes. Ce que nous proposons aujourd’hui n’est ni une projection territoriale démesurée, ni une expression ordonnée, ni surtout un geste monumental. Il s’agit de l’exploration curieuse et bienveillante d’un territoire, exploration qui se matérialise maintenant sous la forme de stations.
Ils seraient une première étape dans le développement du site. Ces stations, qui fixent chacune une utopie, un paysage, renvoient autant à la conquête spatiale (satellites) qu’à un paysage rural (hameaux), autant à l’univers aéronautique (satellites) qu’à l’écologie expérimentale (fermes), autant à l’innovation qu’à l’origine du monde.
Les villages, d’inspirations diverses, resteraient à composer dans ce que nous nommons aujourd’hui Airpark, au gré des IGA et IBA.
En nous mettant dans la peau d’explorateurs de ce territoire, nous avons imaginé qu’il serait plus simple et rationnel de commencer à occuper les quelques espaces construits, d’emprunter les passages dégagés pour les avions (à la manière des premiers hommes qui ont suivi le chemin des animaux, les routes leur emboitant le pas bien plus tard), de fixer nos équipements sur des fondations existantes (pistes de béton), et d’utiliser ce qui est déjà là plutôt que de repartir à zéro.
Dans notre proposition, peu de nouveaux chemins seraient créés, les architectures existantes seraient conservées, recevraient des adaptations ou des extensions, et les pistes continueraient à concentrer la majorité des circulations. Parallèlement à cette exploration multidirectionnelle, la ville conserve sur le site sa logique linéaire, et les pistes sont utilisées comme larges promenades urbaines, concentrant elles aussi des principaux équipements de loisir.
Les pistes existantes seraient converties en promenades urbaines, directement reliées à la ville. Quant à l’espace ouvert, c’est l’étude de ses subtiles variations qui a orienté une partition entre prairies naturelles inaccessibles, jardins, boisements, pâturages, pelouses et production de biomasse.
L’espace ouvert se partage entre nature (prairies, réserves) et agriculture (élevage, biomasse).